
►De quoi s'agit-il ?
C'est un entretien dont tous vos salariés bénéficient au moins tous les 2 ans. Si vous le souhaitez vous pouvez vous faire assister lors de la mise en œuvre.
Il a pour finalité de permettre au salarié qui en bénéficie de construire un projet professionnel à partir de ses souhaits d'évolution dans l'entreprise, de ses aptitudes et en tenant compte des besoins de votre entreprise.
L’entretien professionnel peut avoir lieu à l’occasion des autres entretiens déjà pratiqués dans votre entreprise (entretien d’évaluation, entretien annuel d’appréciation, entretien d’évolution de carrière ..), mais il en est distinct par ses objectifs et les thèmes à aborder.
► Qui peut en bénéficier ?
Tous les salariés ayant au moins 2 années d'ancienneté quel que soit l'effectif de votre entreprise.
En outre à partir de son 45ième anniversaire et ensuite tous les 5 ans , chaque « senior » a droit à un entretien de 2ème partie de carrière destiné à faire le point avec son responsable hiérarchique sur ses compétences, ses besoins de formations, sa situation et son évolution professionnelle au regard de l’évolution des métiers et des perspectives d’emplois dans l’entreprise.
► Qui doit prendre l'initiative ?
Soit vous-même, soit le salarié.
► Quels sont les points à aborder ?
Les modalités de l’entretien sont définis par l'accord de branche ou interprofessionnel dont relève votre entreprise.
L’entretien professionnel doit être l’occasion de :
- Recueillir les souhaits du salarié en terme d’évolution, de formation …
- Faire le point sur le parcours professionnel du salarié et ses perspectives eu égard à l’emploi, au poste occupé et aux besoins en compétences de l’entreprise
- Identifier des axes de formation et informer le salarié des dispositifs susceptibles d’être mobilisés (plan de formation, période de professionnalisation, D.I.F., V.A.E. ..) ,
- Envisager les possibilités de formation sur et hors temps de travail (dans le cadre du plan de formation, de la période de professionnalisation, du D.I.F.,)
► Comment le mettre en œuvre ?
L’entretien doit être préparé pour être efficace ; il est conseillé de :
- Bien identifier les objectifs de l’entretien et les résultats attendus pour le salarié et l’entreprise,
- Désigner l’interlocuteur compétent en fonction des objectifs à atteindre (supérieur hiérarchique, DRH ..)
- Préparer et outiller si nécessaire cet interlocuteur à l’exercice de sa mission (l’organisation de formations internes ou externes, la production d’outils tels que grille d’entretien, possibilité d’évolution au sein de l’entreprise,..)
- Collecter et organiser les informations indispensables à la conduite de l’entretien (historique du parcours professionnel du salarié de l’entreprise, formations déjà suivies, souhaits d’évolution ou de formation précédemment exprimés, caractéristiques du poste actuel, possibilités d’évolution au sein de l’entreprise …)
- Informer préalablement le salarié des objectifs et des conditions de déroulement de l’entretien : son implication est l’une des clés de réussite de la démarche.
► Quel suivi ?
L’entretien professionnel doit permettre de formuler des propositions. Il est donc conseillé de réaliser l’entretien avant l’élaboration du Plan de Formation.
La consolidation de l’ensemble des entretiens professionnels permet à l’entreprise d’avoir une vision globale des souhaits des salariés et des demandes de D.I.F., de Bilans de compétences, de périodes de professionnalisation, de V.A.E. …
N’oubliez pas que de son côté le salarié peut prendre l’initiative d’inscrire en annexe de son passeport-formation les propositions d’actions de formation qui lui ont été faites lors de l’entretien.
► Comment est-il financé ?
L’entretien professionnel est entièrement à la charge de l'employeur.
Les actions de formation à la conduite de l'entretien sont imputables sur la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue au titre du plan de formation dans les conditions de droit commun.
A ce titre, elles sont susceptibles d'être prises en charge par un OPCA si vous lui versez tout ou partie de votre 0,9 % (entreprise d'au moins dix salariés) ou de votre 0,40 % (entreprise de moins de dix salariés).